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Les jeunes et l’automutilation

JulietteJ'avoue ne pas avoir traversé de crise d’adolescence étant plus jeune. C’est maintenant qu’elle me tombe dessus et je ne crois pas que ce soit mieux ! Ah cette petite crise innocente qui nous fait inconsciemment nous rebeller face à nos parents ou qui nous pousse à nous ouvrir les veines.

À l'adolescence, tout jeune a besoin de se construire, de savoir ce qu'il veut faire plus tard et ce qu'il veut être. Pour certain le choix se fait très vite. Influencés par la télé certains jeunes rêveront de gloire mais finiront vite par s’ouvrir les yeux. Les chances sont minces de devenir une «star».

Pour d'autre, ce sera l'influence des parents qui leur donnera accès à un avenir qu'ils n’auraient pu avoir par eux-mêmes. C’est une espèce de transfert malsain. Ou encore pour d'autres, comme moi, ce sera plus difficile.

Nous arrivons à la majorité sans avoir de but, de rêve ou d'ambition. On a le sentiment de ne pas trouver sa place. Parfois même on ne la cherche pas. C’est une période difficile pour plusieurs. Pourquoi les autres ont-ils un travail, une femme et des enfants et pas moi ? C’est comme une crise d'adolescence en retard.

Ma psychologue appelle cela " le manque à être " : vouloir ce que l'on a pas.

De plus en plus de jeunes consultent des psychologues, se croyant malades ou différents. Mais la crise de l'adolescence est normale, voire nécessaire. Elle sera plus facile pour certains, mortelle pour d'autres. Ne trouvant pas les réponses à leurs questions, de plus en plus de jeunes s'enfoncent dans cette spirale effroyable qu'est l'automutilation. Cela consiste à se faire du mal physiquement pour quelques minutes d’apaisement mental.


Je peux vous en parler, j’ai pratiqué l'automutilation. Je peux vous dire que c'est quelque chose de dangereux et de tordu. Lorsque mes problèmes empiétaient sur mon quotidien et envahissaient tout mon attention durant des heures, j'éprouvais le besoin de m'évader. Comme pour une drogue, je prenais goût à l'automutilation. Elle me permettait pendant quelques minutes de porter mon attention sur mon mal physique et donc de lâcher prise sur mon mental. Cela ne dure malheureusement que quelques minutes et doit donc être renouvelé quotidiennement. Troquer quelques blessures bien cachées sur mon poignet contre quelques minutes de répit sur ce mal qui me hantait m'était tout à fait acceptable. Cela devenait logique, normal.

Mais il ne faut pas oublier qu'il y a d'autre moyen de lâcher prise, notamment le sport. Je l’ai découvert plus tard.

Plus de jeunes qu’on le pense s’automutilent. Les adolescents d'aujourd'hui sont-ils suicidaires ?! Pourquoi se sent-on si mal de vivre… ?!
 


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Bonne fête...!!!

C'est bientôt leur anniversaire: