PLACEBO, la chronique de BATTLE FOR THE SUN
PLACEBO est de retour ! Vraiment ? Non, pas vraiment en fait. Voilà plusieurs jours que j'écoute BATTLE FOR THE SUN histoire de m'imprégner, de vous livrer par ici une chronique digne d'une chronique. Mais je me trompais : je l'écoutais dans l'espoir vain de trouver de la matière sur quoi écrire.
Par aquis de conscience je me suis penché sur les chroniques de mes collègues bloggueurs ou autres journalistes musicaux : rien ne se passe... Oh, l'on sent bien un petit vent de fraîcheur, de renouveau, mais surtout d'occasions manquées. BATTLE FOR THE SUN est à PLACEBO ce que le sperme est à Cameron Diaz dans MARY A TOUS PRIX : anecdotique. Les idées, le concept, tout ça est très sympa, mais il y a comme de la va-vite, du vite-fait-bien-fait réducteur, du manque de réflexion, de profondeur. Et c'est bien dommage : les idées de bases auraient donné un splendide album si elles avaient été mûrement posées. Il y avait du glauque, du sombre, de l'énergie, de la matière pour livrer cet album-culte qu'on attend du groupe depuis trop d'années maintenant. Au lieu de ça, on assiste, impuissant, à un Molko gesticulant, un son poussif, énervant, des mélodies disco-mainstream, du rock pour ado, du son pour ceux qui croient que Philippe Manoeuvre est (encore) rock'n'roll.
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Comment ne pas succomber à ce trio à l'énergie incroyable qui nous avait tous fait danser avec un 'Standing in the way of control' digne d'un hymne disco-rock ? L'album précédent, paru en 2006, avait fait fureur, tant par sa musique que par la personnalité de ce groupe atypique porté par la diva king size Beth Ditto. Très engagée dans la cause lesbienne, la chanteuse obèse avait même posé nue en couverture du magazine NME qui l'avait nominée "personnalité la plus sexy de l'année". C'est finalement Kate Moss qui avait remporté le prix... Mais la chanteuse s'était quand même vue décernée le prix de " la personnalité la plus cool du rock". Ouf, l'honneur est sauf.
L'artiste David Guillon, qui se cache derrière ce pseudo aseptisé à souhait, surprend avec les mêmes procédés de base que ses collègues précédamment cités : Bontempi 80s, video game sounds 90s, voix de tête masculine, etc. Le tout est agrémenté de mélodies souvent imparables, d’une profondeur de composition et d’arrangements rarement atteints dans ce genre d’album. Ca n’est pas non plus le grââl electro 2009 mais c’est une parfaite bande son pour commencer l’été comme il faut. Justice, Boys Noize et autre Busy P l'ont deja compris et ont déjà tous rentrés les titres de l'album SKYWRITER en playlist.
Il existe des chansons qui, mues en moment de grâce, sorties de nulle part, vous font fermer les yeux le sourire aux lèvres, emporté que vous êtes ailleurs que sur cette terre.
